La fasciathérapie moderne n’a pas un seul inventeur universellement reconnu, mais elle résulte de l’intégration de plusieurs approches manuelles centrées sur le tissu conjonctif. Parmi les précurseurs influents figure Luigi Stecco, physiothérapeute italien qui a développé dans les années 1980 une méthode appelée Fascial Manipulation, focalisée sur l’évaluation et le traitement des dysfonctions fasciales selon un modèle biomécanique.
La fasciathérapie est une approche manuelle globale visant à restaurer la mobilité là où elle est limitée en intervenant sur les restrictions des fascias et leur influence sur l’organisation corporelle. L’objectif n’est pas seulement de réduire des symptômes isolés (comme une douleur localisée), mais de favoriser une organisation fonctionnelle cohérente du mouvement. La fasciathérapie considère le corps dans sa globalité : la mobilité, la posture, le mouvement et les contraintes mécaniques sont perçus comme interconnectés. Elle ne cherche pas une posture idéale universelle, ni des protocoles standard stricts, mais s’appuie sur l’observation précise, l’adaptation et l’ajustement continu de la méthode selon les réponses du corps.
La fasciathérapie apporte les bienfaits suivants :
- Améliore la mobilité ;
- Réduit les tensions chroniques ;
- Harmonise la posture ;
- Soutien la récupération sportive ;
- Optimise globalement le mouvement.
Il est rappelé que la fasciathérapie demeure une pratique de bien-être et ne s'apparente ni ne se substitue à aucune pratique médicale, en particulier celle relevant de la massokinésithérapie. Depuis la modification du Code de la Santé Publique datant du 26 janvier 2016 (article 123), seul le massage de rééducation thérapeutique est réservé aux masseurs-kinésithérapeutes.
En fasciathérapie, on observe comment le corps s’organise et on identifie les contraintes mécaniques qui limitent le mouvement. La fasciathérapie combine :
- Techniques manuelles précises pour libérer les tissus (touchers, pressions, mobilisations) ;
- Évaluation posturale et tests de mobilité pour guider le soin et mesurer les progrès ;
- Exercices ciblés basés sur le mouvement pour renforcer les gains fonctionnels et intégrer la liberté retrouvée dans les stratégies motrices du corps.
La première séance dure 1h30, intègre un bilan postural et se déroule ainsi :
- Échange initial pour cerner la demande et les antécédents ;
- Bilan postural et tests moteurs dynamiques pour repérer les zones de restriction et les compensations ;
- Travail manuel fascial doux visant à libérer les adhérences, restaurer la mobilité et favoriser le glissement des tissus ;
- Réévaluation pour mesurer les progrès et adapter le travail.
La fasciathérapie se déroule aussi bien en position allongée, qu'assise ou debout. Merci de prévoir des sous-vêtements opaques et couvrants (pas de string). Les séances de suivi dure 1h00.
Malgré tous ses bienfaits, la fasciathérapie peut ne pas être recommandée, voire même être interdite dans certains cas :
- Prise d'antalgiques, de stupéfiants.
- Douleurs stomacales, ulcère, gastrite.
- Infections, fièvre, inflammation neurologique.
- Trouble de la personnalité et maladies psychiatriques.
- Cicatrice récente (moins de 3 mois).
- Déchirure musculaire, claquage, entorse, luxation, fracture.
- Hypertension sévère et hémophilie.
- Lupus, arthrite, polyarthrite rhumatoïde, spondylarthrite.
- Maladies collagénoses, infections cutanées, herpés, zona, varices.
- Thrombose, phlébite, athérosclérose.
- Epilepsie.
- Diabète.
- Cancer, tumeur, fibrome, chimiothérapie.
- Grossesse.
Cette liste est non exhaustive mais pas nécessairement rédhibitoire. En cas de doute, n'hésitez pas à me contacter ou à demander conseil à votre médecin traitant.
Suivant le cas, une autorisation écrite de ce dernier pourra vous être demandée.
